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  • : Le blog de Franck 40
  • : Hubert-Félix Thiéfaine et Bauhaus font partie de mon univers... Musique, poèmes, citations et réflexions personnelles, politique, sport, passions et société composent ce blog. La bienvenue à vous !
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Pour des lendemains meilleurs

SOLEIL . CHERCHE . FUTUR

4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:11

Il est là, assis au troisième rang,

le regard tourné vers la fenêtre.

Il rêve, il rêve à je ne sais quoi,

de calcul et d'algèbre, nullement.

Un bruit, un son, ou une voix,

le font sursauter de tout son être.

 

Il se retourne, troublé, aveuglé par le bleu

des yeux bleus qui le fixent tendrement.

Ces yeux bleus, ils étaient certainement

dans son rêve; alors, son esprit se trouble.


Ils sont maintenant là, devant lui...


Embrouillé par les règles, les calculs,

et les écritures blanches sur fond noir,

son regard glisse à nouveau vers la fenêtre,

avec le fol espoir de voir à nouveau apparaître

le vert de la nature, le blanc des montagnes

et  le bleu du ciel bleu, le même bleu

que le bleu des yeux bleus

qui auparavant, l'avait attiré.


Tout au fond du ciel, un point noir...

L'oiseau solitaire, l'oiseau espoir,

telle la pupille au fond de la rétine

des yeux bleus qui tout à l'heure,

l'avaient intrigué.


Maintenant, il se rappelle...

Ces yeux étaient dans son rêve.

Ils étaient ceux de la solitude et de l'ennui.

Bercé par des vagues de pensées, il s'endort...

La maîtresse s'inquiète mais la cloche retentit.

Ouf, c'est la sortie, la sortie vers la liberté qui l'a sauvé...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 13:31

Je l'aperçois, devant moi, il s'éveille.

Enveloppé d'un léger halo de brume,

il glisse de son coussin de plumes,

pointe le bout de son nez, se réveille.


Là, tout en haut de la colline,

encore dans les sauvagines,

il darde son premier rayon.

Mon dieu, quel est son nom ?

 

Maintenant, il illumine tout le ciel,

où la brume se faisait arc-en-ciel,

finissant de sécher les gouttes de rosée,

étourdissant le son des ailes des grillons.

Oh, j'entends battre une nouvelle journée.

Mon dieu, mais quel peut-être son nom ?


Le splendide décor qui s'ouvre

lentement à mes yeux émerveillés,

n'est autre que celui d'une courbe

qui semble se laisser dériver,

pour sûrement recommencer demain,

la mystérieuse naissance d'un matin...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 10:13

- Ohé, de la vie !


- Ohé, du matelot !

  Ne fait-il beau, aujourd'hui ?


- Allons boire, petit oiseau !


- O, mon bon monsieur,

  laissez moi plutôt rêver.

  L'alcool ne vaut guère mieux.

  N'ai-je point, ici, l'esprit léger ?


- Ah, de grâce, je ne sais que dire

  de l'oeil, o combien, hagard,

  et de votre si perfide regard

  me refusant ainsi un brin de délire.


- Aujourd'hui encore, excusez-moi

  de n'avoir point trouvé l'envie

  de partager volontiers votre émoi

  préférant la rêverie à un demi.

  Mais, ne pourrait-on, un jour,

  formuler, à nouveau, nos envies ?

  Ne serait-ce d'un bref secours

  que de rêver à une vile beuverie ?

  De grâce, je vous en prie et vous en conjure,

  de cet instant, laissez-moi les images

  vagabonder sous de prémices augures,

  me saouler et me porter vers d'autres rivages.

  Alors, à bientôt, mon bon matelot !


- Santé !  Et à bientôt, petit oiseau !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 00:52

Joue avec le sable

à faire des châteaux forts,

à créer des images,

à modeler le décor.


La marée haute arrivera,

et l'eau salée se gardera

de lisser tes tableaux,

les rendant encore plus beaux.


Maintenant que le rivage est désert

et que le vent s'affole,

dans un souffle venant de terre,

tes images décollent.


Elles passent les rouleaux,

caracolent et cabriolent,

pour venir jouer au dessus de l'eau

telles un cerf-volant ivre et frivole.


Demain, parmi les coquillages,

tu dessineras à nouveau,

sur le sable de la plage,

de tout nouveaux tableaux...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 00:13

Coquillage, sur la plage,

tu es le roi des rivages.

Tu vis par milliers,

peut être en communauté,

je ne sais pas ?


Je n'ai jamais réussi à te parler...


Coquillage, roi des rivages,

ne pleure pas, s'il te plaît.

Tes larmes salées

me rendent triste.

 
Ah, enfin tu souris !


Tu sais, gentil coquillage,

je t'aimerais tout le temps.

Je t'aimerais, s'il le faut,

jusqu'à ton naufrage...


A ces mots, le grand océan s'ouvrit,

me montrant le chemin des amis.


Je regagne les fonds marins

et le royaume des coquillages

pour apprendre, peut être, enfin,

à déchiffrer et parler leur langage...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 23:48

En des temps très lointains,

plus lointains que les romains,

les vagues touchaient le ciel,

et venaient caresser le soleil.


Perché au dessus des nuages,

un couple d'oiseaux s'aimait.

A la suite d'un mauvais présage,

les vagues se sont refermées.


Alors, malgré l'absence de support,

et pendant que la terre se mourrait,

l'amour resta très fort, bien plus fort

pour ceux qui s'aimaient encore,

et que rien ne pouvait emporter...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 21:39

Sous l'arbre aux mille destinés,

j'ai posé près de toi,

petit lutin de la forêt,

un collier de perles de soie.

Ainsi es-tu couronnée

reine des bois.


Étant la plus belle des fées,

je pose sur toi,

un premier baiser,

qui fera de moi

prince des forêts

et des bois.


Je te prends par la main et je t'emmène

parcourir le royaume de ceux qui s'aiment,

pays d'amour, de tendresse et de liberté,

où personne n'est esclave, ni parfait,

ni porte, ni grillage, ni prison, ni barbelés.

Juste un royaume imaginaire que j'ai rêvé,

pour celle que j'aime, pour ma bien-aimée.


A toi, petit lutin de la forêt

et reine des bois,

sous l'arbre aux mille destinés,

mon second baiser

qui refera de moi

prince des bois et des forêts.

Published by Dark Entries - dans Poèmes
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 19:45

Je m'en vais vous écrire ce poème

posé sur quatre pattes de bohème.


Elle était blanche, tachetée de roux,

joyeuse et courageuse dans la vie,

un brin cabocharde aussi,

mais avec des yeux si doux

que l'on pouvait, dedans, y lire

toute la tristesse d'un empire.


Elle a fait pleurer bien des gens

d'une amitié sincère et profonde

qui vaut, j'en suis sûr, certainement

plus que tous les trésors du monde.


Midi sonnait quand, son dernier repas à peine avalé,

elle s'en est allée, sans un mot, mourir dans la forêt.


Partageant mon quotidien et un peu de ma vie,

c'est comme un peu de moi que l'on a volé,

quand pour ne plus te réveiller, tu t'es endormie.

C'est toi que je pleure, Paxie ma bien-aimée.


Il est toujours triste quand on perd une amie.

Je t'ai pleuré durant des heures,

comme on pleure un compagnon fidèle.

Et je jure que dans mon coeur,

tu resteras ancrée au plus profond de ma vie.


(à Paxie)

Published by Dark Entries - dans Poèmes
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 17:11

Elle apporte le malheur ou la gaieté,

on peut l'adorer ou bien la détester.

Et pourtant, certains veulent la tuer,

d'autres ne veulent plus la quitter.


Il y en a qui en pleurent ou en rient.

Elle est noire ou rose, laide ou jolie.

Elle est souffrance, elle est survie.

Son espérance n'a pas de prix.


On y découvre rires, plaisirs, colères, misères,

dans un ciel rempli de soleil ou bien d'éclairs,

sur un sol parsemé de sable ou de pierres,

des marées d'équinoxe et des vents de terre.


Dans cet univers si immense ou si petit,

tout est à la fois si intense et si aigri,

ceux ne sont que les choses de la vie...

Faut-il, ou ne faut-il pas, en être ravie ?

Published by Dark Entries - dans Poèmes
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 16:44

La vie est une belle chanson

que l'on fredonne à l'unisson,

note de jeunesse,

source d'ivresse...


La vie est un mot d'amour

que l'on murmure toujours,

note de désir,

source de plaisir...


La vie est une chouette amitié

que l'on partage avec sincérité,

note de tendresse,

source de délicatesse...


La vie est un immense soupir

que l'on pousse à n'en plus finir,

note de prudence,

source de connivence...


La vie enfin, est un long silence

que l'on respecte par décence,

note de politesse,

source de sagesse...

Published by Dark Entries - dans Poèmes