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  • : Le blog de Franck 40
  • : Hubert-Félix Thiéfaine et Bauhaus font partie de mon univers... Musique, poèmes, citations et réflexions personnelles, politique, sport, passions et société composent ce blog. La bienvenue à vous !
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Pour des lendemains meilleurs

SOLEIL . CHERCHE . FUTUR

3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 15:10

O, pot de fleur en pleur,

auprès du puits, tu fuis.


Est-ce un hasard

si tu te sens si mal.

En cet étroit puisard,

tu te trouves anormal.


Les racines fatiguées,

tu ne cesses de gémir.

En ce pot trop serré,

tu ne penses qu'à fuir.


Maudite soit la main,

meurtrière soit-elle,

qui, par un beau matin,

t'enferma en cette tourelle.


Des millions de pleurs,

dans le monde entier...

Des millions de fleurs,

dans des pots sont nées.

Published by Dark Entries - dans Poèmes
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 14:16

Tombe la pluie

sur ce sol ridé,

où l'enfant assis

les traits tirés,

le corps meurtri

tire un trait

sur cette terre aride

dont il a hérité...


Toi, entends-tu ses cris,

les yeux grands ouverts

et prisonnier de la pluie,

entends-tu ses prières ?


Ses larmes n'ont pas de prix,

immenses fleuves de poussières.

Son lit de pierres a besoin de pluie

pour rassasier ses yeux lunaires.


Alors, tombe la pluie...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 10:51

Un rapide grondement jaillit de la foule,

des voix fusent dans toutes les bouches.

Alors qu'ils marchent pour bannir la bombe,

d'autres tentent d'en dissuader le nombre.


" Nous dénonçons ce qui fait souffrir vos enfants !

  N'avez-vous jamais entendu les pleurs des veuves ?

  N'avez-vous jamais lu les écrits sur les murs ?

  Protégez-vous contre les méfaits de la bombe ! "

crient les uns...


" Nous sommes supposés défendre notre monde

  et non pas rester passif devant les évènements !

  Nous sommes 100% confiants dans le progrès,

  dans nos politiciens et notre grande armée ! "

crient les autres...


Dans le même temps, sur la planète,

en arrière des longs discours maladifs

de nos politiciens se voulant rassurants,

Russes et Américains jouent avec nos nerfs,

au risque de provoquer une troisième du nom...

 
Faut-il se taire ?

Faut-il les laisser faire ?

Là est la question...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 00:29

Enfin, sortir de cet étau...

Non, nous ne l'avions pas imaginé comme cela.

Enfin, ce n'est pas trop tôt...

Nous ne savions pas qu'il fallait se traîner si bas.


En passant la porte, les aveux commencent...

Dois-je entendre, comprendre cette démence ?

Non, je ne veux pas, je ne peux pas,

je ne suis pas né pour être de ce pas.


Laissez-moi partir, laissez-moi vivre,

je ne veux pas être retenu par les brides

que vous tenez entre vos deux mains,

pour me mettre dans votre droit chemin.


Soit-il gaie, soit-il beau, soit-il bien,

je le connais par coeur ce chemin,

c'est celui de la mort qu'il nous faut faucher

à grands coups de faucilles bien aiguisées.


Mais si des gens veulent partir,

et bien, libre à eux d'en remplir

les rangs pour la grande moisson,

fussent-ils en tort, eussent-ils raison.


Mais moi, laissez moi vivre en paix,

les moissonneurs sont bien assez.

Je ne veux surtout pas en augmenter

le nombre de volontaires contre la paix.


Laissez moi ! Laissez moi s'il vous plaît !

Un peu de répit pour panser mes plaies...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 23:58

Je me souviens comme si je l'avais connu,

je me rappelle comme si je l'avais vécu,

ce long, très long  chemin de terre,

cette route si belle mais si sombre,

ce sentier des souvenirs de l'hécatombe.


Ils marchaient gaiements,

une fleur entre les dents,

sur ce chemin de terre,

un matin sans lendemain,

la mort les guettait au coin.


Des soldats cachés dans le fossé

des coups de feu ont tiré,

et du chemin de terre,

plus rien n'est resté,

juste les fleurs abandonnées.


Aujourd'hui encore, je flâne

sur ce chemin de terre,

lourd d'un atroce passé,

et je cueille une fleur,

la fleur de la fatalité.


Sur ce chemin de terre,

jadis, elle est tombée...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 22:22

Noires sont les horreurs,

rouges les canons de feux,

ronds les boulets de mort

qui saignent la terre

que nous aimons...


Dis moi toi l'artilleur, toi le pilonneur,

pourquoi charges-tu tes canons ?


Chasses à tout prix la tumeur

qui grandit dans ton coeur.

De tes veines, s'écoule la vie...

De tes ordres, s'échappe l'horreur !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 20:45

Toi qui marches les yeux fermés,

redresses un peu le bout de ton nez

et regardes bien tous ces innocents,

ces hommes, ces femmes, ces enfants.

Prends le temps de les comprendre,

d'admirer tous ces visages si tendres.

Toutes ces beautés qui t'entourent,

n'en valent-elles pas le détour ?

Que représentent-elles pour toi,

à part le spectre d'une proie...


Vas y, mon beau militaire,

marches, écrases cette terre.

Un jour, c'est elle qui t'écrasera,

et qui, même aussi, t'ensevelira

sous le poids de ton ignorance,

sous le joug de ton arrogance,

dans un désir sans haine,

dans un mépris sans peine.

Pauvre mortel, que tu fais !

Sans âme, ni coeur, tu es.


Ce jour là, ceux ne sont,

ni tes soldats de plomb,

ni ton armée couleur pastel,

aussi puissante soit-elle,

qui te redonneront la vie.

Et tu regretteras, je te le dis,

de ne pas avoir été homme

mais machine qui façonne,

programme un idéal, détruire,

machine qui ne fait que nuire !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 17:33

 

 

Deuxième partie...






C'est un recueil de poèmes en 2 parties que j'ai commencé à écrire dans les années 80-90,
en pleine crise de révolte et de rébellion (crise d'adolescence...).


 

- Machine à détruire. - Pour ceux qui s'aiment encore.
- Noires les horreurs... - Coquillage.
- Souvenirs. - Châteaux de sable.
- Un idéal. - Quand le rêve se fait envie.
- Prise de conscience. - La naissance d'un matin.
- Enfant d'Erythrée. - Solitude et ennui...
- Pot de fleur. - Solitaire.
- La vie... - Fille de l'Est.
- Les choses de la vie. - Le grand voyage.
- Chienne de vie... - Parti zoner...
- Petit lutin de la forêt. - Souviens-toi d'oublier... 

 

Pour des lendemains meilleurs... (1ère partie)

Published by Dark Entries - dans Poèmes
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 00:56

Enflammée de maintes tumultes est cette tête

pour cause incertaine d'une pleine jouissance

durant les trop nombreuses journées de fêtes

où le corps s'enivre en grandes décadences.

 

Ouais, regarde ! Regarde toi donc !

 

Noires et bien sombres drogues austères,

sans cesse incontrôlable devient l'esprit,

de songes en tourments, cet hémisphère

bascule dans les profondeurs du mépris.

 

Ouais, dégrade ! Dégrade toi donc !

 

Pour que ta tête ne puisse plus ressentir

les mouvements dépravés de ton corps,

et que las, ton esprit sans doute chavire

en direction d'un autre possible décors.

 

Ouais, regarde ! Regarde toi donc !

 

Entravé et enchaîné, tu te retiens à la vie,

une autre vente afin d'assouvir tes fastes,

tu as troqué de cet infâme monde pourri,

du délire à revendre via de l'argent néfaste.

Published by Dark Entries - dans Poèmes
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 00:03

Mon pote Albert, il a trouvé un boulot pas trop pépère.

Il fait les 3/8 à l'usine, pensant gagner un peu de fric.

Il travaille à la chaîne comme ouvrier non spécialisé.

Stressé, harassé, fatigué, il bloque la machine,

et c'est par le patron qu'il se fait réprimander.

Désemparé, il rentre chez lui, se met à boire,

s'en prend à sa femme qui n'y est pour rien,

qui gifle l'enfant, qui frappe le chien,

qui saute sur le chat, qui tue le rat.

 

Mon pote Albert, c'est pas vraiment un pote,

c'est un trou du cul qui se fera toujours exploiter.

Il vit dans la poussière et dans la sueur,

en jouissant à peine de sa dernière heure.

 

Mon pote Albert, il a trouvé un nouvelle galère,

un nouveau boulot, à en croire, pas trop réglo,

un truc qui le fait gerber à longueur de journée.

Depuis qu'il s'est fait virer, il prend plus de somnifères,

il carbure à l'ajax wc, à la térébenthine et à la bière.

Il donne des rencards louches dans des cimetières

pour écouler de la poudre blanche, à ce qu'il parait,

de la pas très chère et en plus, de mauvaise qualité.

 

Mon pote Albert, c'est pas vraiment un pote,

c'est un trou du cul, un camé, un détraqué.

Il vit dans la poussière et dans la peur,

avec juste à peine de quoi faire son beurre.

Published by Dark Entries - dans Poèmes